vendredi 18 septembre 2015

Bref je me suis retrouvée à poil dans les chiottes pour hommes de la gare du nord

Il m’est arrivé pas mal de choses drôles ou bizarres dans ma vie (dont une partie a été racontée sur ce blog ou le précédent), mais là j’avoue que je me suis surpassée. Pour tout vous dire, j’ai même un peu peur d’avoir atteint l’apogée et de ne pas avoir d’autres histoires aussi folles à vous raconter jamais (et là ClavMed est tombée dans le port et je me dis que non, en fait nous sommes une source inépuisable d’histoires totalement improbables et que même si la fréquence des posts diminuent nous auront toujours des événements croustillants à nous mettre sous le clavier). Donc je me lance. 


Je vous place le décor : un matin pourri comme on les aime, réveil à 6h pour aller choper un train à 7h46 gare du Nord, objectif réunion de travail avec la DG de mon nouveau client (si vous pensez déjà que ma vie au boulot vend du rêve, attendez d’avoir la suite …). 

Comme ces matins là en ce moment je les enchaîne (aahh l’avion de 6h du mat et son pote de 22h), j’enchaîne aussi les taxis racistes, misogynes, aigris, violents et apparemment ravis de pouvoir déverser leur fiel dans mes oreilles avant que la première goutte de café soit arrivée dans mon sang. (je précise que cette histoire se passe en période pré-prise de conscience que über va tous nous tuer de mai dernier et que depuis la plupart des taxis essaient que ton expérience client ne soit pas limitée à l’envie de te percer les tympans). Bref je décide, soyons fous, de prendre le métro, la gare du nord étant direct depuis chez moi, ça me permet d’écouter une petite musique douce et pas RMC à fond la caisse.

Munie de ma petite robe, ma veste de consultante et de mon ordi, je monte dans le métro au moment où les portes se ferment (yesss !) et je m’assoie (m’écroule) sur le strapontin. 

… et là je sens un truc chaud et humide … 

Je me lève, ma robe trempée vient se coller sur l’arrière de mes cuisses (beurk), je regarde sur quoi j’ai bien pu m’asseoir bordel de merde et c’est là que j’ai le bonheur de découvrir que c’est DANS UNE MARE de SANG (au secours !).

Quand mon cerveau se remette à fonctionner après 2 minutes de bug, je procède à une rapide analyse : 
  • Ma robe imprimée noir sur fond blanc ne laisse aucun doute sur le fait que j’ai le cul plein de sang (et quand je dis plein je parle d’une tâche de 50 cm de diamètre qui coule encore un peu), ce qui est 
    1. Répugnant (surtout quand c’est celui de quelqu’un d’autre)
    2. Très classe en suggérant plus un débordement quasi biblique de tampon qu’une étourderie de métro
  • A 2 stations de chez moi, si je rentre me changer, je rate mon train et mon RDV client 
  •  « Monsieur ne vous asseyez pas là, c’est plein de sang » (remarque généreuse, même si suivi d’un regard suspicieux de l’ensemble de la rame
  • Il est beaucoup trop tôt pour penser acheter une robe à gare du Nord ou à Lille en arrivant 
Résultat de cet effort matinal du neurone : j’ai 10 min à la gare pour tenter un nettoyage de fortune dans le chiottes

(Pour le paragraphe suivant, lancer la musique de mission impossible dans votre deezer mental, ou ici pour les moins imaginatifs d’entre vous)
Arrivée gare du nord, je localise les toilettes publiques, trouve les 50 centimes nécessaires pour passer l’obstacle de la dame pipi, comprends que les lavabos des toilettes pour femme n’ont pas de portes et donnent directement sur le hall de la gare, négocie avec la dame pipi pour aller dans les toilettes pour hommes (vides) au fond du couloir, enlève ma robe, la lave à grandes eaux, remercie la dame pipi qui a réussi à détourner le clodo qui ne voulait pas aller dans les toilettes pour faire ses besoins, remets ma robe trempée mais à peu près propre, chope mon train. 
(fin de la musique) 

Ce qu’il y a de pire dans cette histoire, c’est d’imaginer d’où pouvait bien venir tout ce sang (ce sentiment d’être entrée dans un épisode des experts à place d’Italie) et donc vous ne m’en voudrez pas, mais j’ai préféré m’en abstenir …

mardi 15 septembre 2015

Il est plus facile de faire sortir le dentifrice du tube que de l'y faire rentrer

J'aime pas la rentrée scolaire*, j'ai jamais vraiment aimé d'ailleurs. Ça me pourrit tous mes débuts septembre depuis plus de 30 ans maintenant ! Voire plus. Dès fin août, ça commence à puer les fournitures scolaires dans les magasins et sur France Inter. Les medias aiment beaucoup la rentrée, ça fait du sujet facile, avec des mômes et des parents qui pleurent, c'est même une tellement bonne planche d'appel pour eux qu'ils l'ont déclinée à toutes les sauces : la rentrée sociale, la rentrée littéraire, la rentrée politique ... Ça serait bien la rentrée de la connerie aussi, mais elle est jamais vraiment sortie ! 


Si la rentrée scolaire est aussi exploitée, faut dire aussi, que c'est sans doute une des rares expressions qui fait remonter une émotion aussi forte dans toute la population. Forte parce qu'enfantine. Forte, parce que c'est la 2e rupture de la vie : ça faisait 3 ans que tu t'étais fait à ne plus nager pépère dans l'utérus douillet de ta maman, tu avais finis par te dire qu'être poupouner par les adultes, jouer tout ton saoul, c'était pas si mal et BAM on te balance dans le monde des enfants. C'est fini, tu seras plus un bébé, mais un adulte en devenir, avec des devoirs et bientôt des responsabilités .. Tout ça dans un endroit mystérieux : l'Ecole. L'endroit dont tout le monde te parle comme quelque chose de merveilleux (y aura pleins d'autres enfants, des jouets, une gentille maîtresse ...) et terrifiants (y aura pleins d'autres enfants, des des règles à respecter, une maitresse chelou, un bizutage ...). 

Et pourtant, ce qui est bizarre, fascinant, stressant avec la rentrée, c'est qu'au final, c'est jamais comme on l'avait imaginée.
Souvent ça se passe bien, d'ailleurs. Moins flippant que ce que tu pensais. La maîtresse chante de jolies chansons. Y a un zèbre pour marquer l'endroit où tu accroches ton manteau. Les autres ils connaissent personne non plus. Y a même moyen de te faire des supers potes même en étant attachée à une grille du château de Versailles couverte de mousse à raser (histoire vraie).

Mais j'ai beau grandir, la ritournelle médiatique de la rentrée des classes, ça me fout le bourdon. J'ai l'impression que ça fout une sale ambiance globale. Même quand t'es rentrée de vacances depuis perpète, c'est en septembre qu'ils recommencent à te faire chier au boulot, avec des forecasts, construction budgétaire et autre "on donne un coup de collier pour atteindre celui de cette année, de budget". 

Du coup, cette année, j'ai décidé de me lancer dans une catharsis de la rentrée des classes ... en annonçant ma volonté de quitter l'école ! Du coup, je cherche un autre job qui me donnerait envie de me lever le matin pour une rentrée en milieu d'année, toutes les idées sont les bienvenues, à votre bon cœur messieurs-dames ! 

*Oui, je sais ce post a 15 jours de retard, désolée

dimanche 23 août 2015

Enfin bref, je suis tombée dans le port

Il y a des jours où je m’étonne moi-même, et dans ces cas là c’est rarement dans le bon sens.

Imaginez un petit port de plaisance de la côté Oléronaise, un soir d’été, quelques étoiles qui décorent la voute céleste, le clapotis des vagues qui murmurent contre les coques de voiliers et une douce brise qui vous enveloppe comme un duvet moelleux, toute prête que vous êtes à aller rejoindre Morphée après une belle journée en mer.
Ca c’est pour le côté poétique de ce post, je ferais moins ma maligne après.

Imaginez encore cette belle journée en mer. J+3 de votre stage sous la coupe d’un skipper qui répond à tous les clichés d’un téléfilm du jeudi soir sur M6 soit : buriné, bourru, solitaire, un peu vieux garçon, un vieux garçon peu prompt au compliment. Capitaine Igloo vous en a pourtant gratifié d’un –de compliment– et ce, pas plus tard que l’après-midi même, compliment aussi inattendu que valorisant car il ne visait pas à qualifier la manière dont votre short Décathlon en synthétique déperlant rehausse avantageusement votre énorme popotin mais bien celle dont vous avez réalisé avec brio l’amarrage de son voilier.

Un « Bon j’le dis pas souvent ... mais bon... vous vous débrouillez pas trop mal, ca va » qui vaut toutes les mains au cul du monde par Javier Bardem c’est moi qui vous le dit (Capitaine Crochet lui en revanche garde ses mains dans ses poches il est gentil merci).

Cette journée avait donc été magnifique : du soleil, un peu de vent pour gonfler les voiles, une partie de toboggan aquatique au moment de barrer sous spi (oui je fais encore ma connasse, vous inquiétez pas, ca va pas durer) et le plus beau nœud de taquet que vous ayez jamais réalisé, réalisé justement lors de l’amarrage. La journée parfaite donc (Javier Bardem en moins) et qui ne pouvait que se clôturer par une soirée parfaite.

Et à 22h27 c’était bien parti pour (oui 22h27, ca va le vent ca crève et vous êtes gentils j’ai plus 19 ans) : dents brossées, pipi réglementaire évacué, Biafine consciencieusement appliqué sur un visage quand même bien rougeau, la botte de paille sur le somment de mon crâne enfin démêlée, l’esprit insouciant et légèrement guillerette après cette splendide journée de navigation, ne me restait plus qu’à remonter sur le bateau pour aller bouquiner. En plus j’étais tranquille, les autres étaient tous partis s’encanailler au bar (ou s’envoyer en l’air dans les marais salants allez savoir), le bateau était donc tout à moi.

La trousse de toilette sous le bras, l’Iphone encore bouillant des SMS que j’avais enfin réussi à envoyer dans la main, je cheminais gaiement seule sur le ponton, sotte que j'étais. Tiens voilà le bateau, tralala encore 10m sur le ponton, encore 5 et je tourne sur le catway, je tourne sur le catway, encore 2m, encore oh meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee………rde !!!

Me voilà à la flotte.

Que s’était-il passé ? Sûrement une histoire de distance mal évaluée, de rétrécissement du ponton mal considéré, de catway pas éclairé putain c’est pas possible d’être aussi imprévoyant, trou noir, attaque de Daesh, ou intervention des martiens peu importait, honnêtement à ce moment-là la seule chose à laquelle j’ai pensé c’est « ok donc là je suis à l’eau ».

A l’eau et toute seule.

Réfléchis, réfléchis, réfléchis.

A cet instant mon ange gardien qui était parti se faire un sandwich a eu la bonne idée de repasser. Merde mais qu’est ce qu’elle trafique encore celle-là? C’est pas vrai je peux pas aller bouffer deux secondes sans qu’elle se ramasse quelque part. Et il s’est mis à réfléchir avec moi.

Regarde. Ponton. A ta gauche. Gauche. Non l’autre Gauche. Ok pose-ton-téléphone-et-ta-trousse-de-toilette-dessus. Mon ange gardien n’a pas vraiment le sens du timing mais il est pragmatique quand il le faut.

Ça s’était fait. Bon que fait ta main droite maintenant ? Ah, elle est agrippée à l’amarre du bateau du voisin. Bien c’est sans doute pour ça que tu n’as pas basculé la tête la première dans l’eau croupie. Ok. Mon ange gardien a posé son panini quatre fromages et m’a aidé à récapituler. Donc te voilà 1) en pyjama, 2) suspendue comme un saucisson à l’amarre du bateau du voisin, 3) le corps dans de la flotte dégueulasse. Bien.


Mon ange gardien s’est gratté la tête et s’est concentré. Ok mets tes pieds sur le ponton pour voir. Fait. Qu’est ce que ça donne ? Pieds sur le ponton + bras accrochés à l’amarre => cul toujours dans la flotte. Non ça n’allait pas.

Réfléchis, réfléchis. Après avoir pris un peu de recul pour mieux évaluer la situation, mon ange gardien qui est un peu salaud parfois a fait la grimace en estimant à -58 mes chances de parvenir à faire un rétablissement comme dans les films avec Tom Cruise grâce à mes abdos en mousse. Faut trouver autre chose. Réfléchis, réfléchis, réfléchis.

Ok. Je sais, le bateau se rapproche du ponton 2m plus loin, vas-y fais la tyrolienne. 
Cette fois-ci, c’est moi qui ait fait la grimace. Oui je sais a rétorqué mon ange gardien, si quelqu’un te choppe à faire le cochon-pendu au beau milieu de la nuit sur l’amarre d’un bateau au milieu du port, ta dignité ne s’en remettra jamais c’est sur, mais tu ne vas pas non plus passer la nuit à pendouiller comme un string abandonné sur une corde à linge, là faut y aller. Aller vas-y ! Aller, une main en avant, et puis l’autre encore encore encore, haut-hisse la saucisse, a crié mon ange gardien, haut-hisse, pose tes pieds sur ce foutu ponton, soulève tes grosses fesses et …….saute!

Ca y est !

Et j’y étais. Debout sur le ponton, haletante, le pyjama collé à mes cuisses ruisselant des litres d’eau sale, mes chaussures bonnes à jeter, des dizaines de bleus qui commençaient à gentiment moutonner sous ma peau, et un fou rire qui montait, qui montait.

C’est à ce moment-là que le propriétaire du bateau voisin, sans doute alerté par le bruit de baleine échouée que j'avais fait en me fracassant contre la coque de son voilier a fait son apparition. 

Complètement affolé. « J’ai entendu un grand bruit ça va ? »

Moi, l’air hagard  « Absolument oui merci »

« Euh, mais qu’est ce qui s’est passé ? »

« Ah ça », regard vers mon pantalon dégoulinant. « Ben… ben alors en fait rien, c’est juste euh.. enfin j’ai fait tomber ma trousse de toilette à l’eau »

A cet instant mon ange gardien a décidé que je n’avais qu’à me démerder avec mes explications pourries, que si c’était pour en arriver là il n’aurait même pas du se déranger et il est parti se faire un loto.

Le voisin a regardé mon pantalon dégoulinant, puis ma trousse de toilette parfaitement sèche et il a dit « Ah bon ? »

J’ai relevé la tête « Oui c’était ça le bruit »

Tout en hochant la tête, le voisin a re-dit « ah bon ? » 

Ben non ducon tu vois bien que je suis tombée à l’eau !

Aussi impassible que la Reine d’Angleterre qui viendrait de trouver un nudiste dans sa cuisine j’ai pourtant confirmé : « Oui et du coup, enfin … du coup j’ai du aller dans l’eau pour la récupérer ».

Voilà.

Le voisin a écarquillé les yeux et n’a plus rien dit. Royale je lui ai souris, ai effectué un gracieux demi-tour et lui ai souhaité une bonne soirée avant de regagner mon bateau comme si de rien n’était. J’ai même réussi à résister à l’idée de me retourner pour le regarder, certaine qu’il était en train d’appeler Sainte Anne ou Cyril Hanouna pour me faire passer dans le grand bêtisier de l'été.

Une fois sur le pont, j’ai prié mon ange gardien de revenir deux minutes pour faire le guet, puis très tranquillement je me suis mise en culotte, très élégamment j’ai essoré mes vêtements qui sentaient le mazout (et sans doute aussi un peu la pisse) et avant que le fou rire ne me fasse définitivement perdre tout contrôle, d’un pas digne et assuré je suis rentrée en slip dans ma cabine.

Comme une princesse.


Enfin bref : je suis tombée dans le port.

vendredi 14 août 2015

Ma chatte est un mâle


A la fin du printemps, j'ai adopté un petit chaton. 10 semaines avant, un ami avait eu une portée et je m'étais dit que c'était un signe. J'ai craqué sur la petite boule de poils grise de la portée. 

Après quelques semaines, mon ami a identifié que ce devait être une femelle et en tout cas un chaton très câlin et avec de longs poils tout doux et une jolie frimousse. 


Depuis fin juin on se fait de longues séances de ronron et de jeu. Cette petite chatte est vraiment très mignonne, peu farouche et bien élevée. Bref je gagatte bien avec ma minette. 

Hier cependant, tandis que la demoiselle était en train de faire sa toilette à côté de moi; je vois apparaître une petite chose rose au milieu de la toison de la bête ... un pénis ! 

En farfouillant dans les poils, je finis par identifier 2 mini-roustons ... Il faut se rendre à l'évidence : 
Ma petite chatte est un mâle 

Vous me direz que ça n'a pas vraiment d'importance, la bête allant de toute façon se faire stériliser dans 1 mois et donc ne pas développer les caractères sexuels secondaires mâle ou femelle ... et bien j'avoue que ça me perturbe quand même et que j'ai bien malgré moi associé des éléments de genre (douceur, tendresse, "mignonitude" ... féminité, quoi) au sexe de cette femelle. Alors que le chat n'a évidemment pas changé de comportement et est toujours aussi choubidou et craquant, c'est ma vision du chat qui a changé. Moi qui me pensait libérée des visions genrées de la société, je me fais rattraper par le fait qu'Egalité ne veut pas forcément dire Unicité et que oui, pour nous développer et vivre dans la société nous nous assimilons à un genre (qu'il soit ou non celui lié à notre sexe). Ou alors est ce que mon chat serait le 1er transgenre de son espèce ?

Ce qui est drôle c'est qu'au moment où je décidais de l'adopter (et donc j'ignorais son sexe), telle une femme enceinte je cherchais des prénoms. Je me suis tout de suite fixée sur un prénom masculin. J'ai du attendre de savoir de que c'était une femelle pour en trouver un féminin. Compte tenu des récents événements, j'ai donc décidé de rebaptiser le chat (qui ne répondait de toutes façons pas à son nom ...) pour lui donner le nom initialement prévu : Earnest en référence à la pièce d'Oscar Wilde. Notez l'ironie compte tenu qu'Ernest le personnage principal dans la pièce mène une double vie ...

Bref, il ne me reste plus qu'à donner un petit cours particulier d'anatomie à mon beau vétérinaire à l'accent rital ... SDC

vendredi 7 août 2015

Ces moments de complicité entre amis

Ah les vacances ! Les apéros au bord de l'eau, loin de tout, profiter du temps qui passe, de ses amis ...

Jusqu'à "WOUAH TROP COOL Y A DU WIFI DANS LE RESTO !"

Suivi d'un merveilleux moment de complicité où chacun est rivé sur son portable pour au choix poster des photos de mer turquoise sur Facebook et participer au grand concours "mes vacances sont meilleures que les tiennes" / donner des nouvelles à maman et au chat / lire ses mails du boulot / commander la cellu-cup sur internet parce que ça a des trop beaux résultats sur les cuissots de ta pote / écrire un post sur le blog après 12 mois d'absence ...
Enfin quand ça finit par un tchat sur whatsapp avec les 2 personnes étant à moins de 3 mètres de toi, c'est très con mais c'est pour ça que c'est bon ! 

lundi 3 août 2015

Le jour où j'ai fait pipi sur le toit

Décidément les voyages en Grèce sont une source inépuisable d'aventures. Il y a 2 ans c'était le bain de minuit qui tourne en gag.
Cette année c'est en intérieur (ou presque) que ça se passe. 
Ça commence dans la petite chambre du haut de notre charmante maisonnette typiquement grecque au dessus de la falaise. Vous savez ces maisons blanches aux volets bleus avec les toits plats. 

A part un vent à decorner Valérie Trierweiller tout se passe bien. Je me couche sagement avec Clavicule Méditative dans la petite chambre du haut dans nos lits jumeaux en laissant à l'Ami Ricoré tout le loisir de mettre la clim à -5 dans la grande chambre du bas. Ça se gâte au moment où je me lève, la bière de la veille m'ayant réveillée tôt ... et que la poignée de la porte me reste dans la main. 

Bien sûr la porte s'ouvre vers l'intérieur donc impossible de sortir. N'écoutant que ma vessie, je réveille Clavicule Méditative pour qu'elle alerte l'ami Ricoré par WhatsApp (heureusement Clavicule Méditative dort avec son portable). Celui ci après avoir bien rigolé et essayé sans succès d'actionner la poignée de l'autre côté, est allé appeler le housekeeper. Après nous avoir informées que celui ci arrivait dans 20 minutes pour nous sauver, l'Ami Ricoré, fidèle à sa réputation, est allé chercher le pain pour le petit dej. OK on était sauvées mais ça ne résolvait pas vraiment mon problème houblonesque qui devenait d'autant plus urgent qu'il fallait attendre (un peu comme quand tu as réussi à tenir pendant 20 minutes dans le métro mais que les 15 secondes pour chercher-les-clés-ouvrir-la-porte te semblent insupportables). 

Alors que j'étais en train de regarder avec envie la bouteille d'eau vide que Clavicule Méditative, décidément pleine de ressources, avait emmenée pour la nuit, j'ai eu une idée de génie. Comme la superficie de la petite et seule chambre du 1er étage ne représente qu'1/3 du RDC je devrais pouvoir passer par la fenêtre pour aller sur le toit au-dessus du salon (Vous noterez la mobilisation neuronale intense du cerveau en ce petut matin de vacances ... c'est vous dire si la situation était grave). 

Bref j'ai ouvert les volets, escaladé la fenêtre, aterris sur le toit, bravé le vent en m'orientant intelligemment. Indiana Jones à côté de moi c'est un amateur !

Quand le housekeeper à ouvert la porte d'un seul coup de pied, on était en petite tenue mais présentables. L'Ami Ricoré a beaucoup ri de ne pas avoir usé de ses muscles mais s'est fait pardonner à coup de yaourt grec et de pastèque. 

La morale de cette histoire est que Clavicule Méditative, bien que motivée, n'a pas réussi à suivre mon exemple, bloquée par la peur de se retrouver sur YouTube du fait d'un voisin indélicat. Décidément, les réseaux sociaux tuent l'esprit d'aventure, mes amis !

mercredi 10 juin 2015

Where is the ladies' room please?

Anecdote saoudienne où l'on atteint un sommet (bas-fond?) de la ségrégation d'une société entre hommes et femmes:

- Les lieux: un immeuble à Riyad, capitale du Royaume
- Le contexte: la conclusion d'un contrat
- Les protagonistes: des Saoudiens de l'administration, une entreprise publique saoudienne et une entreprise privée française
- Précision: je suis la seule femme de la réunion

Très bonne ambiance de travail. La signature se passe bien. Certes, un des Saoudiens refuse de me parler, serrer la main ou regarder, mais c'est le seul et son chef me considère avec respect comme toutes les autres personnes présentes. Le nombre de documents à vérifier et à signer fait que nous sommes sur place de 9h du matin à 17h. Pas de repas (pour personne) mais la prière pour nos hôtes. Du thé parfumée. De l'eau.

Et là, problème technique. Where is the ladies' room please? .... Pas de réponse. Il n'y en a pas! En fait aucune femme de travaille dans cet immeuble qui est un domaine exclusivement masculin. On ne comprend pas vraiment pourquoi le financement de l'économie saoudienne ne serait pas accessible aux femmes, mais passons. Ma présence en fait est tolérée mais les toilettes ne me sont pas accessibles. Impossible de négocier de condamner pendant 3 minutes des toilettes pour que je puisse y aller.

Solution trouvée: mon homologue m'accompagne dehors; nous marchons 500 mètres jusqu'à un hôtel situé un pâté de maison plus loin, où là - victoire - se trouvent des ladies' room. Je retourne 15 minutes plus tard dans la salle de signature pour la photo finish!

Ah je regretterais presque les panneaux des toilettes de l'aéroport avec la femme voilée derrière son grillage qui s'occupe des enfants.


lundi 8 juin 2015

AB - Oma, mon vélo hollandais

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Attention le post ci-dessous est terriblement cucul et plein de bons sentiments envers un OBJET mais mon dernier post a récolté peu de vues donc je change mon fusil d'épaule. 
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Lorsque je suis arrivée aux Pays-Bas il y a deux mois, la 1ère chose que j'ai eu avant même d'avoir un appart, avant même d'avoir une carte sim hollandaise à coller dans mon portable, c'est un vélo qu'un ami partant pour le Pérou m'a gentiment donné.

Me voici donc l'heureuse et témeraire propriétaire d'un vélo hollandais, un omafiets: il faut freiner pas retropédalage et les roues sont tellement immenses et fines que j'ai l'impression de faire un numéro d'équilibre dans un cirque.

La googelisation d'omafiets donne ceci:

"Très robuste (et donc lourd), ce vélo supporte très bien de dormir dehors et ne craint pas les averses à répétition ni les changements climatiques. En général, le système de freins est a rétropédalage, permettant de tenir un parapluie ou un sac dans un main ! Ce système a l'avantage de freiner quand même quand tout est trempe!"

                                                                                                     
                                                                                                                                             Oma hier à la plage

J'ai un peu eu l'impression de lire une description de chien: Oma avec ses grands roues douces saura être votre fidèle compagnon pour les longues soirées d'hiver. Il pourra vous accompagner vaillamment lors de vos promenades dans le froid. Pas rancunier pour un sou il ne vous tiendra pas rigueur si vous le laissez seul la jounée etc*.

Il faut reconnaitre que votre vélo peut vite devenir un prolongement de vous-même, encore plus qu'un vrai chien ou un portable, puisque comme dit une amie "ils font tout à vélo ici". C'est très impressionnant de voir les gens glisser nonchalamment à vélo en faisant rouler leur valise ou un autre vélo à côté. Il y a tellement de parcs, forêts, pistes cyclables à l'ombre d'arbres que c'est un bonheur de découvrir mon nouveau pays à vélo.

Toute ma vie ici tourne autour d'Oma. J'ai pu le tuner grâce au fabuleux rayon deux roues du Hema de Central Station et mon activité la plus excitante en ce moment est de collecter des points en faisant toutes mes emplettes au magasin bio en bas de la maison pour avoir un panier à vélo en plastique vert qui n'ira même pas avec les sacoches oranges.


AB

* Je m'arrête là mais cela toujours était mon rêve d'écrire un livre sur les chiens, donc j'ai tout un tas de descriptions vaseuses comme celle-là sous le coude.

PS: je n'ai aucune stratégié de post mais je voulais simplement parler de mon vélo et de ma vie ici.

mercredi 3 juin 2015

AB- Comment booster la fréquentation de son blog ou "raccolons utile"

Une des principales propriétés des blogs est de permettre à leurs administrateurs de voir combien de personnes ont lu un post.
Après une analyse assez poussée, il apparait que les posts les plus lus sont ceux contenant la mention d'un organe, d'un muscle, d'un accessoire du corps humain, de préférence lié au sexe, à ses problèmes et à ses fantasmes.
Nous pouvons également voir comment les lecteurs ou voyeurs sont arrivés sur un post, c'est ainsi que le post "fille aux bas nylon"contenant une photo de jambes assez sexy a été vu par un grand nombre de personnes qui avait en effet envie de voir une photo de fille avec des bas.
Et oui, on peut passer des heures à rédiger un post très intelligent et grâce auquel on espère apporter une piste de pensée nouvelle à nos lecteurs mais in fine le post sera vu par 5 personnes alors qu'un post contenant le mot zob va faire le même effet qu'une petite mannequin russe dans une boite de nuit tokyoite: tout le monde le reluque.
Ainsi le très beau post "Mes révélations pilaires" a récolté plus de 800 vues. Je ne parle pas même pas du post de MA "Comment je me suis refait une virginité". Notre post champion-two-fingers-in-the-nose avec ses 16 541 vues a le titre le moins raccoleur au monde "Ma vie dans le métro" mais il contient des termes aussi poétiques que glam comme "incontinence masculine", "contrôle de l'éjaculation", "muscler son périnée", "capacité érectile". Bah, c'est finalement l'intérêt d'internet: d'apporter des réponses aux problèmes dont on n'ose pas parler à ses bouletons.

AB

* collègues de boulot. J'ai vécu pendant un an avec un mec très snob qui me regardait avec effroi dès que je disais "collègue". Cela m'a marqué tellement que j'ai du inventé ce mot.





dimanche 12 avril 2015

Les cartons ou la vie

Avec l’enterrement de mémé et son propre mariage (ou celui de son ex auquel il a osé vous inviter), le déménagement fait partie, parait il, des événements les plus traumatisants que l’on puisse vivre. Jusqu’à présent cette vieille croyance ne me semblait guère crédible. J’ai tendance à penser que voir ma sœur descendre la Grand Canyon en baskets à talons ou manger du fromage de chèvre norvégien dans sa version liquide a bien plus détérioré ma santé mentale que les faits précédemment nommés.

Et pourtant. Et pourtant mes amis, comme on dit, y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et si  je me base sur les dernières semaines que je viens de traverser, il se pourrait bien que telle une raélienne en train d’attendre une truelle à la main l’arrivée des extraterrestres, je commence moi aussi à croire aux théories fumeuses.

Donc, j’ai déménagé. Enfin pas complètement mais presque, et cette dernière précision suffit à elle seule à démontrer que même organisé de manière martiale par une control freak comme moi, un déménagement est une épreuve truffée de pièges tous plus retors les uns que les autres, un parcours du combattant qui vous fait passer du rire aux larmes en moins de temps qu’il n’en faut pour recharger votre dévidoir à scotch, en un mot comme en cent : une tannée.

Top 4 des grandes leçons apprises lors d’un déménagement


(oui je recommence avec les Top, oui je cède à la facilité, oui je l’ai déjà fait 3 fois mais ça va, vous êtes gentils vous n’allez pas m’emmerder avec ça, j’ai des courbatures jusque dans les orteils et une haine du papier bulle qui frise le delirium tremens alors je fais avec les moyens du bord. Na)



N°4 – Que le prochain qui m’achète un « beau livre » meure d’une petite vérole purulente ou d’une indigestion de chocapic pourris (ce qui revient au même)

Déjà on ne va pas se mentir, à l’origine un beau livre c’est le cadeau un peu chiant dont tu n’as pas particulièrement envie et pour lequel il est très difficile de montrer sa déception. Sérieusement à quoi peut bien servir un beau livre à part à faire joli dans une bibliothèque et à laisser croire à d’éventuels visiteurs que vous êtes sincèrement passionnée par les Châteaux de la Loire et leurs jardins ou par les plus beaux vignobles bordelais depuis les airs ? A rien bien évidemment, sans compter que non seulement vous auriez préféré un gaufrier mais qu’en plus vous allez devoir faire semblant de vous extasier pendant 25 min sur les soubassements en torchis de Chenonceau ou sur les étiquettes de Pessac Leognan grand cru bourgeois 1996 (parce qu’en plus de vous pourrir votre Noël avec ce cadeau faussement luxueux, l’ignoble créature qui vous l’aura offert exigera un passage en revue d’au moins 24 minutes de tout le bouquin avant que vous ne puissiez poursuivre l’ouverture de vos autres cadeaux et découvrir si oui ou non on a bien pensé à vous prendre des places pour Archive au Zénith fin octobre).  

Si en plus de cela vous avez eu le malheur de recevoir un beau livre spécial « minorités ethniques », malheur, le politiquement correct s’abattra alors sur vous tel une furie vous laissant dans l’impossibilité d’émettre ne serait-ce qu’un froncement de sourcils ou de marquer votre étonnement sous peine d’immanquablement passer pour une facho de la pire espèce. Contentez-vous alors d’un « Les touaregs nains de Gibraltar au 18ème siècle ? mais quelle bonne idée, je vais le mettre à côté des plus belles décorations de table à base de pissenlits que tu m’a offert l’année dernière » et balancez le truc aux toilettes à côté de vos galets AirWick parfumés au bois de santal. Y aura bien un abruti (ou un constipé) pour ouvrir un jour « Les plus belles mosaïques à base de crottin de cheval peintes à la main» et venir vous en parler une fois sont forfait commis histoire de noyer le poisson après avoir passé 48 minutes dans vos wawas. « Non je n’ai pas une dysenterie fulgurante suite à l’ingestion de 7 parts de far aux pruneaux pour le goûter, j’étais juste en train de feuilleter « Le sanglier sauvage dans la culture jésuite au moyen-âge », c’est fou ce que j’ai appris ».     

Bon, on est d’accord. Le beau livre est avant tout une verrue dans la pile de cadeaux que vous vous réjouissez d’ouvrir le 25 décembre au matin. Et pourtant, je vous l’apprends, ces petits salopiauds ont un autre intérêt, même s’il est moins évident au premier abord: celui de vous faire réviser vos leçons de géométrie, trigonométrie, et de pousser votre esprit pratique dans ses limites les plus ultimes lors d'un déménagement. Comprendre : vous rendre absolument zinzin quand il s’agit de les mettre dans un carton.
Pour commencer, tous ne rentrent pas dans le fameux format « carton livre », et il faut alors vous cognez de leur trouver une place dans le carton à vaisselle, ce qui évidemment n’est pas leur place mais dans lequel vous aviez de toutes façons déjà rangé le porte savon, le vase carré en verre dans lequel aucun bouquet ne tient, deux blocs de post-it, et toutes les autres merdouilles qui appartiennent à cette fameuse catégorie « divers » qui fera votre bonheur au moment de tout ranger dans votre nouvel appart (astuce : il suffira juste de trouver un placard « divers » dans lequel tout balancer et le tour est joué).

Et ne vous réjouissez pas trop vite. Car quand ces petites enflures rentrent dans le fameux carton spécial livre, la partie n’est pas forcément gagnée pour autant. Certes l’espace d’un instant magique vous avez cru avoir le dessus sur eux, vous avez ri même devant la facilité de leur rangement et vous vous êtes sentis forte et prête à relever tous les défis mais force est de constater que votre victoire n’a été que de courte durée car très vite une question existentielle s’est imposée : combien j’en mets ? Un seul c’est pas assez, mais il remplit déjà 40% du carton et pèse le poids d’un âne mort. Deux ça passe encore, sauf que le carton est quasi rempli et qu’à 1,25€ le carton, ça commence à faire cher le transport des 100 plus belles plages de Guadeloupe et des meilleures recettes de grillade au feu de bois des nomades kirghizes. Vous voilà donc à bourrer l’espace restant avec vos chaussons tête de lapin et la perruque verte que vous avez porté au nouvel an 1987. 
Ou comment créer le carton le plus déprimant du monde qui finira direct à la cave sans jamais être déballé.

N°3 – Le cintre est ton ennemi (si)

Ici je ne vais pas rentrer dans trop de détails, la blessure est encore trop douloureuse et même après deux semaines j’ai toujours - un peu - envie de pleurer ou d’arracher les pattes d’un chaton en passant devant une penderie.
Disons simplement que quiconque aura essayé de dépendre, puis de ranger scientifiquement 98 cintres dans un sac bleu IKEA de 120 litres avant de tous les mélanger en soulevant le sac, de transbahuter le-dit sac sur 4 étages, de le charger dans un coffre avant de tous devoir les retrier afin qu’ils rentrent dans sa nouvelle penderie, a vu l’enfer.

Vous pensez que j’exagère comme d’habitude ? Que j’en fais trop, qu’un cintre c’est sympa quand même blablabla du coup j’ai pas besoin d’apprendre à plier mes chemises et que je sais du premier coup d’œil où est ma veste vert bouteille à épaulettes et patati et patata et bien moi je vous dis qu’outre le fait que vous avez manifestement des goûts de chiottes en termes de veste, le cintre a été inventé par l’Antéchrist.
Point barre.

N°2 -   La rapidité avec laquelle tu remettras la main sur un objet dont tu as un besoin urgent est inversement proportionnelle à son utilité

Déménagement, jour J. Il est 23h30, il y a des cartons empilés dans tout l’appartement, vous avez à peine de quoi vous enrouler dans une couverture pour dormir, une pile de tee-shirt faisant office d’oreillers et vous avez du boire directement au robinet un demi-litre d’eau pour étancher votre soif par flegme de devoir trouver un verre dans un des cartons étiqueté « vaisselle » (de toutes façons avec votre bol, vous allez surement tomber sur « Les plus beaux lampadaires en fer forgé d’Arménie » sagement rangé à côté de votre collection de boules à neige et une boite de swiffer spécial cheveux longs), mais ça y est vous êtes chez vous.

Légèrement euphorique, surexcitée par la nouveauté de votre nouvel appart tellement mieux que l’ancien tout naze vraiment c'est incroyable comment j'ai pu y rester si longtemps, c’est d’un pas décidé que vous vous dirigez vers la salle de bain pour un petit brossage de dents indispensable avant de sombrer dans les bras de Morphée (cette garce).

Tralala, dans 5 min je suis couchée, youpi youpi voici le dentifrice, merveilleux ne me manque plus que ma brosse à dents, et tout va bien puisque je suis sure de l’avoir rangée dans ce carton précieusement intitulé « salle de bain, important » et….. et non tiens elle n’est pas dedans, bizarre quand même j’étais sure de l’avoir rangée, elle ne peut pas être loin quand même ?

Et là commence un jeu de piste éreintant auquel Morphée, les fesses posées sur le seul meuble que vous aurez réussi à installer (un tabouret pliant) assiste en ricanant. Jeu ô combien cruel et décourageant. A mesure que vos yeux se remplissent de sable et que votre cerveau réclame de plus en plus de silence et d’obscurité, votre joie primesautière cède peu à peu la place à un énervement grandissant. Tiens voilà mes tasses à café génial je les aurais pour demain matin, là ce sont les bougies chauffe plats, merveilleux si je veux créer une atmosphère douillette lors de mon premier apéro, mon sac à déguisement avec ma collection de perruques afro, les plus beaux monastères en ruine de la Haute Silésie, ma crêpes-party, un saladier en plastique, le sac de pinces à linges, une boite à cirage, mes tongs, un cendrier, la télécommande de ma wii-fit que je n’ai pas utilisée depuis 7 mois, deux rouleaux de sopalins, 50 ans de construction en béton dans le Cotentin, mes maillots de bain, un miroir grossissant, ma boite à coutu.. putain mais où est cette CONNASSE DE BROSSE A DENTSSSSSSSS ?!

Quand vous aurez passé 1h20 à retourner votre 2 pièces (autant vous dire que Morphée sera partie se coucher depuis longtemps), vous remettrez sans doute la main dessus au détour d’un sac de voyage spécialement organisé pour contenir vos affaires les plus importantes (passeport, pilule, porte feuille et indispensable trousse de toilettes dans laquelle trône en bonne place cette foutue brosse à dents ).

Vous aurez alors tout loisir de vous effondrer dans votre plaid en pilou tandis que du haut de votre pile de cartons, votre sac à perruques multicolores continuera à vous narguer. 

N°1 – L’espèce humaine est en passe de disparaître dans un avenir très proche, la faute au Bon Coin

Ultime leçon de vie, issue ma nouvelle, surprenante, souvent décevante, et rarement utile expérimentation du Bon Coin.

C’est simple, si l’on considère que les utilisateurs du Bon Coin sont à peu près représentatifs de la population française, mon expérience récente démontre alors que l’on est en droit de considérer que 5% de nos compatriotes sont des gens à peu près normaux, 10% ne sont pas complètement familier avec les notions de politesse de base de type : bonjour, merci, au-revoir, 15% tentent par tous les moyens de marchander « votre canapé à 100 euros je le prends à 6 euros. Non ? bon bah 6 euros cinquante alors », 25% n’en n’ont strictement rien à foutre de vos propres contraintes, bloquent une vente en vous promettant juré craché d’être là à l’heure, puis vous plantent au dernier moment parce qu’en y réfléchissant bien ils ne savent finalement pas comment faire pour descendre une gazinière tout seul depuis le 4ème étage. Reste 45% de la population bonnecoinesque qui de l’avis général et après enquête minutieuse, est constituée de parfaits connards qui cumulent simultanément les tares des trois dernières catégories mentionnées.


Avec ça si vous croyez qu’on survivra à l’impact d’une météorite (ou à la sortie du prochain album de Florent Pagny) moi je dis : macache, on va tous crever.

samedi 7 mars 2015

AB - Comment demander à quelqu'un qu'il arrête de vous offrir des cadeaux ou comment trouver à boire et à manger sur le net



Ok, le titre peut faire assez pétasse car c’est toujours agréable de recevoir un cadeau et de voir que l’on pense à vous.  Cependant lorsque je reçois un cadeau choisi avec soin et bien emballé d’une personne qui n’est pas un proche et qui ne le sera jamais, cela me gêne. Comme je ne veux pas encourager cette personne dans ses travers, je tiens à lui faire savoir mais son geste partant d’une délicate attention, il m'incombe de trouver les mots justes… Lorsque je suis dans une impasse, je google mon probème en espérant que d'autres y aient déjà réfléchi. 

Et là je m’aperçois que googler n’importe quoi (en l'occurrence « comment demander à quelqu'un qu'il arrête de vous offrir des cadeaux ») peut donner des résultats très étranges car sans lien avec le problème initial: comment arrêter de boire ? comment arrêter de fumer?

Mais je suis tombée sur ce site assez tape à l'œil et distrayant, très prolifique en conseils de séduction aux mecs hétéros:

J'ai été étonnée de voir que les conseils sont les mêmes que ceux donnés par bons nombres de sites / livres pour femmes:
  • ·       ne pas faire de la rencontre avec l'autre/ de l'autre son unique motivation ans la vie,
  • ·       ne pas être trop gentil (mais c'est bien d'être gentil avec ses amis),
  • ·       ne pas être trop disponible,
  • ·       ne pas offrir de cadeau (d'où le fait que je suis tombée sur ce site),
  • ·       ne pas dire je t'aime au bout de 2 RDV.

      En résumé, l’homme est une pouf comme les autres. 
   
      AB